Jour 38 Escale à Honolulu – exploration de l’île

Jour 38 Escale à Honolulu – exploration de l’île

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Nous sommes le mercredi 21 octobre 2015, ce deuxième jour d’escale à Honolulu sera synonyme d’exploration de l’île, et vers 8h30, avec nos acolytes de la veille, nous montons dans un taxi direction « Diamond Head », « Le’Ahi » en Hawaïen, le célèbre cratère de l’île d’Hawaï. L’accès au parking s’effectue par un grand tunnel creusé dans la roche volcanique, et après avoir payé les 30$ qu’indiquait le taximètre, nous partons à la découverte du site. Nous nous acquittons du dollar symbolique par personne pour pouvoir accéder au parc, et passons jeter un bref coup d’œil dans la boutique de souvenirs. Sortis du magasin, nous empruntons un petit sentier bétonné qui traverse la végétation en recouvrant le sol de cet ancien volcan. Le chemin monte en pente douce, puis devient pierreux et sinueux en serpentant le versant intérieur du cratère. Nous progressons lentement mais d’un pas déterminé en observant le magnifique paysage grâce aux quelques points de vue qui nous permettent de faire des pauses et de souffler un peu. C’est après avoir parcouru les 1300 mètres de piste et les 171 mètres de dénivelé que nous atteignons un grand escalier métallique qui mène à un ancien blockhaus. Nos quarante minutes d’effort sont récompensés par une vue exceptionnelle sur toute l’île et la côte Hawaïenne, nous arrivons même à distinguer au loin, la cheminée du Costa Luminosa. Nous admirons pendant de longues minutes le paysage en prenant des photographies, et il nous faudra environ 20 minutes pour effectuer le trajet en sens inverse. Pendant le retour nous décidons que nous irons voir la vallée des temples située au nord-est de l’île dans la région de Kahaluu.

Nous montons toujours accompagnés de Jocelyne et Alain dans un nouveau taxi. Le chauffeur, qui est un solide gaillard aux larges épaules sculptées par les compétitions Hawaïennes de canoës, m’indique qu’il ne connait pas le prix de la course, mais que le taxi dispose d’un compteur, et nous prenons la route. La voiture file à tout allure sur les routes qui traversent la montagne, par moment le chauffeur s’accroche à son siège d’une main tout en maitrisant la trajectoire de son véhicule de l’autre. Je lui fait remarquer qu’il roule un peu vite, et que cela serait bien qu’il ralentisse un peu, celui-ci m’adresse un large sourire en me répondant  » Vous savez, je suis un professionnel de la route! », je lui répond  » mais il serait préférable de ralentir un peu », et celui-ci s’exécute en réduisant sa vitesse. Arrivés au parc, le gardien qui a demandé le nombre de passagers, réclame au chauffeur que je lui règle les 9$ pour les quatre personnes à bord. Le chauffeur me fait un clin d’œil en me disant à voix basse: « chut, stupid boy! », en effet le droit d’entrée pour accéder au site est normalement de 3$ par visiteur, et le préposé aux tickets qui n’a pas l’air de savoir compter aurait du nous réclamer 12$! De vastes cimetières impeccablement tondus longent de chaque côté la route que nous empruntons pour arriver au célèbre temple Japonais Byodo-In. Le complexe de jardins Japonais est magnifique avec ces petits lacs habités par les carpes koï aux couleurs orangées qui symbolisent l’amour et l’amitié, les cygnes noirs et les tortues aquatiques. Nous entendons de temps en temps retentir le son profond de la cloche sacrée « Bon-sho », car il est de coutume pour les visiteur de tirer et de libérer le tronc en bois « Shu-moku », que nous ferons sonner également, car cette cloche est censée apporter bonheur et longévité aux visiteurs du temple. Nous devons nous déchausser pour entrer dans la salle du bouddha, cette majestueuse statue d’environ 6 mètres de haut recouverte de feuilles d’or.

Vers 11h30, après la visite du temple et de ses jardins, nous rejoignons le chauffeur de taxi qui attend patiemment comme nous lui avons demandé, nous avions peur de ne pas en retrouver un à la sortie du parc. Nous lui indiquons que nous voulons retourner vers Honolulu, et souhaiterions trouver un restaurant typique pour y manger la spécialité locale le »lau lau », du porc cuit à la vapeur dans des feuilles de betterave. Il connait un restaurant ouvrier qui sert de la cuisine locale, je lui propose de lui offrir son déjeuner, ce qu’il accepte, et nous repartons vers Honolulu. Sur le chemin, le chauffeur nous fait la surprise de faire un détour par un point de vue qu’il connait d’où nous avons une vue plongeante sur Honolulu et ses montagnes environnantes. Le temps est nuageux, mais le paysage est magnifique. A 12h20 nous arrivons dans le quartier de « Manoa », et entrons dans une espèce d’épicerie avec un large comptoir réfrigéré présentant diverses plats régionaux. Sur les conseils de notre chauffeur, nous choisissons un assortiment de cette cuisine locale, et nous nous installons à l’extérieur pour manger sur les tables disposées à cet effet au bord de la route. Dans les assiettes qui sont de vulgaires barquettes en polystyrène, nous avons le fameux Lau-Lau, un ragoût de porc, du canard séché, du riz blanc, une petite salade de crudités et de saumon vinaigrés, et pour finir un délicieux fromage à la noix de coco. Le tout est arrosé d’une bière locale pour les hommes, les femmes et le chauffeur de taxi se contentant d’une cannette de thé à la mangue. Les portions, qui sont normalement données aux autochtones, sont gargantuesques et nous n’arrivons pas à finir nos plats, mais ce n’est pas grave, car nos restes seront donnés aux sans-abris, comme cela est la coutume ici.

Après cette découverte culinaire, notre taxi nous dépose au centre commercial que nous avions visité la veille, et nous lui réglons en le remerciant chaleureusement les 185$ pour cette course de 4 heures, en ajoutant un bon pourboire « TIP » pour ses bons services. C’est en klaxonnant que la voiture s’éloigne rapidement. Nous passerons le restant de l’après midi dans ce grand mole à la recherche de souvenirs en passant de boutique en boutique, et reprenons un taxi vers 13h30 pour retourner au bateau, le « tous à bord » étant décrété pour 16h30 car ce soir nous appareillons vers 17h00 pour Pago Pago, la navigation va durer quatre jours.

Lorsque nous arrivons dans notre cabine quelle ne fut pas notre surprise de voir deux lits installés séparés par la table de nuit, remplaçant notre grand lit. Le cabinier n’a pas compris le message que je lui ai laissé ce matin avant de partir et au lieu de rapprocher les deux matelas qui avaient tendance à s’écarter, celui-ci les a séparés complètement. La fin de l’après midi sera consacrée à la baignade dans la piscine et le jacuzzi, l’observation de la manœuvre de départ du navire et voir s’éloigner les îles de l’archipel d’Hawaï.

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Jour 37 Escale à Honolulu – Au pays des arcs en ciel


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Nous sommes le Mardi 20 octobre 2015, il est 5h30 du matin, 17h30 en France car nous avons reculé notre montre plusieurs fois ces derniers jours, nous voyons sur notre gauche les lumières de l’île d’Oahu annonçant notre arrivée imminente à Honolulu. Le jour se lève à peine, et un superbe arc en ciel lèche la proue du navire, et cela ne sera pas le dernier! Vers 07h30, nous passons à côté du Volcan « Diamond Head », puis la célèbre plage de Waikiki, et embarquons le pilote qui guidera le navire jusqu’à son quai. Il est 9h lorsque nous foulons pour la première fois le sol Américain d’Honolulu.

Nous faisons un rapide tour à terre car nous avons rendez-vous à 11H15 au grand bar Electra, pour le départ de notre excursion, le temps est maussade, et une légère pluie nous rafraichit. Heureusement nous avons pensé à prendre nos pébroques, mais celle-ci ne dure pas, et nos parapluies sont vite rangés. Les abords du quai n’offrent pas grand chose à faire, le musée maritime est fermé pour travaux. En longeant le bord nous observons quelques poissons multicolores et il est déjà temps de rejoindre le bateau pour prendre le car pour notre excursion en sous-marin.

A 11h30 nous embarquons à bord du bus N°8 qui nous conduit à l’embarcadère de la plage de Waikiki, d’où part le navire qui nous emporte au sous-marin. Arrivés à proximité, un premier sous-marin d’une capacité de 64 personnes émerge des flots, débarque ses passagers, et un premier groupe monte à bord. Un second sous-marin un peu plus petit (48 passagers), sort de l’eau, et c’est enfin notre tour de descendre rejoindre notre place dans le submersible « Atlantis ». Nous atteignons progressivement la profondeur de 101 pieds, soit environ 33 mètres en parcourant les fonds marins. Nous voyons parmi les épaves de navire, celles d’avion et des récifs artificiels, des poissons plus ou moins grands, des étoiles de mer, des tortues et des raies. C’est une expérience unique qu’il aurait été dommage de louper, et c’est très content de notre excursion que nous rejoignons après trois quarts d’heure de plongée la plage de Waikiki où les surfeurs s’en donnent à cœur joie avec les vagues.

Nous décidons de lâcher le groupe avec nos amis Jocelyne et Alain, nous rentrerons par nos propres moyens, et goûtons aux joies d’une bonne baignade dans les eaux turquoises et chaudes du Pacifique. Nous nous prélassons sur le sable histoire et se sécher un peu et partons en quête d’un restaurant pour déjeuner. Nous arrivons au Ala Moana Center, un centre commercial où les plus grandes enseignes de luxe, de la mode et de l’informatique sont présentes. Vers 15h, après avoir parcouru les étages sans parvenir à dénicher un restaurant, nous descendons au rez-de-chaussée et y trouvons une vaste surface remplie de tables et de chaises entourée de dizaines de restaurants. Le principe est simple, il y en a pour tous les goûts, on commande ce que l’on veut, on paye, et à l’appel du numéro de ticket, on récupère sa pitance, et on s’installe à n’importe quelle table. Un comptoir attire notre attention avec ses photos de plats arborant de magnifiques steacks, nous optons pour quatre belles entrecôtes (Ribeye Steack) cuites comme il se doit, et règle les 60$ demandé à la caissière. J’indique au cuistot la cuisson que nous souhaitons, et je le surveille du coin de l’œil, je ne connais que trop les mauvaises habitudes de cuisson de nos amis américains… A l’appel de notre numéro, nous prenons nos belles assiettes et sans demander notre reste, nous nous jetons dessus! La cuisson est parfaite, une petite purée, du mais doux et des légumes complètent ce plat. Nous nous régalons car cela fait bien longtemps que nous n’avions pas mangés une entrecôte aussi bonne.

Nous repartons à pied direction le bateau qui se trouve à quelques kilomètres, et nous arrêtons en chemin pour prendre quelques glaces qui nous rafraîchirons pendant le restant du trajet. Isabelle optera pour un double sorbet mangue/citron, pour ma part cela sera chocolat/caramel beurre salé. Les glaces commandées sont servies dans d’énormes cornets, et bientôt deux énormes boules de pétanque en glace, viennent remplir le cône, nous avons oublié la démesure des Américains, si on avait su, nous n’en aurions pris qu’une pour deux. Nous arrivons au bateau vers 17h30 et nous donnons rendez-vous avec nos amis pour notre sortie nocturne.

Après s’être douchés, reposés un peu et changés, à 18h40 nous reprenons un taxi tous les quatre, direction Chinatown, où nous espérons trouver comme à San Francisco un quartier animé avec de nombreuses échoppes. Le taxi nous dépose en nous disant que nous sommes au centre de Chinatown. Nous arpentons le quartier, mais en fait il n’y a plus rien d’ouvert, pas de lampion décorant les rues, bref rien à voir ou à faire! En rentrant à pied, déçus de ce mauvais choix,  attiré par la musique nous nous arrêtons dans un bar-restaurant sur les quais, là des familles entières s’engouffrent des tonnes de wings frits à volonté pour 17$ par personne. Le service est assuré par de jolies Hawaïennes, nous optons pour deux grandes bières et deux grands verres d’eau, nous n’avons pas faim, la nourriture ne fait pas du tout envie, et avec ce que l’on a déjà mangé aujourd’hui, nous tiendrons sans problème le coup jusqu’à demain matin.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons pour prendre quelques photos avec le Costa Luminosa éclairé comme un sapin de noël. Nous nous endormons rapidement, contents de notre première journée passée dans cette merveilleuse île.

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Jour 33 à 36 En navigation vers Honolulu

Les quatre jours, du 16 Octobre au 19 Octobre 2015 ont été consacrés à notre navigation pour rejoindre Honolulu. Cette pause dans nos escales nous a permit de rattraper un peu le retard que nous avions dans la mise à jour du blog, mais surtout nous reposer après cette belle virée au Nevada et en Californie. Après les petits déjeuners matinaux sur la terrasse arrière du pont 9 de la piscine « Delphino », les journées ont été rythmées par notre gymnastique aquatique dans la piscine, les agréables moments dans les jacuzzis, nos marches autour du pont 3 et les spectacles du soir qui sont toujours d’aussi bonne qualité.

Le 17 nous avions notre petite réunion des participants inscrits à notre blog, nous en avons profité pour boire un verre de l’amitié.

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Jour 32 :Bye Bye San Francisco à nous le Pacific

DSC05303 La température est fraîche ce matin du 15 octobre 2015 alors que nous entamons cette courte journée à San Francisco, le « Tous à bord » est à 12H30 et l’appareillage est prévu pour 13H00. Les 17° matinaux ne m’empêche pas de prendre les dernières photos de San Francisco qui s’éveille, une grande barge, propulsée par deux remorqueurs, progresse pour s’amarrer sous notre cabine et remplir les énormes cuves du carburant qui sera nécessaire pour rejoindre Honolulu. Aujourd’hui nous avons prévu de faire un tour dans le célèbre « Cable Car », et finir ainsi l’ultime activité que nous avions prévu de faire en Californie à l’occasion de cette croisière autour du monde.

Nous rejoignons Jocelyne et Alain et prenons la navette gratuite qui nous dépose à Pier 39, le centre névralgique touristique du port de San Francisco. Sitôt déposé, devant faire quelques achats pour la suite de la croisière (lessive liquide, produits dentaires…), nous nous mettons en quête d’un magasin généraliste en longeant les quais. Au bout de la rue, nous tombons sur l’un des quatre terminaux du Cable Car, presque personne attend, nous en profitons pour acheter nos allers simples (7$) et patientons, le temps nécessaire aux conducteurs de faire faire demi-tour, à la main, au wagon stationné sur une grande plateforme amovible. Le wagon se remplit très vite, et nous commençons à arpenter les rues en espalier de San Francisco. Deux opérateurs sont nécessaires pour piloter l’engin; l’un à l’arrière contrôle la vitesse dans les descentes avec un frein à manivelle, l’autre à l’avant, gère le verrouillage au câble souterrain qui assure la traction de l’ensemble à l’aide d’une pédale et d’un grand levier. Les deux communiquent à l’aide d’une cordelette actionnant une petite clochette. A chaque arrêt les gents montent ou descendent, certains s’accrochant à l’extérieur. La balade dure un bon quart d’heure, celle-ci nous permet de découvrir d’autres quartiers de San Francisco, et nous descendons au terminus d’Union Square. En se baladant dans le quartier nous trouvons un supermarché avec tout ce qu’il nous manque, nous achetons quelques T-shirts en traversant Chinatown, et regagnons tranquillement le terminal de croisière où le Costa Luminosa fini de faire le plein avant de partir.

Nous partons déjeuner immédiatement au buffet du bateau, car nous ne voulons pas manquer le départ de celui-ci avec son passage à coté d’Alcatraz et sous le Golden Bridge. Il est 12h45 tout le monde devrait être rentré, mais d’inquiétants messages sont lancés en allemand et en espagnol; apparemment des occupants de deux cabines ne sont pas encore rentrés au bateau. Vers 13h00, heure théorique du départ du navire, trois imposants coups de corne de brume signifiant que le bateau est en phase de départ, résonne dans la ville toute proche. Le bateau part finalement vers 13h30 avec 30 minutes de retard, heureusement que celui-ci a patienté un peu car les passagers attendus sont montés in-extrémis à bord. Le Costa Luminosa escorté par deux gardes-côtes en bateaux semi-rigides équipés de mitrailleuses à l’avant, exécute un majestueux demi-tour dans la baie, et s’éloigne peu à peu de son quai. Nous passons à proximité de l’île d’Alcatraz, sous le pont cette fois dégagé du Golden Bridge, et nous nous éloignons laissant dernière nous la Californie. Pour rejoindre Honolulu, nous devrons parcourir 2080 miles marins, soit environ 3900 km sur l’océan Pacifique. Nous passerons le restant de la journée à mettre de l’ordre dans nos affaires, faire un peu de lessive et regarder les photos prises pendant notre petite escapade en Californie. Nous aurions souhaiter passer plus de temps dans certains endroits, mais nous avons réussi quand même à optimiser notre séjour, et découvrir un peu Las Vegas et la côte ouest de la Californie, avec un coup de cœur pour la route N°1 et la folie de Las Vegas.

A 19h00 nous passons un super moment en assistant au spectacle musical « Mister Entertainment » avec Vick Vicuc, et à 22h30, nous partons nous coucher, cette nuit nous reculons d’une heure.

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Suite du compte rendu de notre tour du monde

Jour 31 :On retrouve le bateau à San Francisco

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Cette journée du 14 octobre 2015 sera synonyme de retrouvaille avec le Costa Luminosa et les passagers de cette croisière autour du monde. Je me lève à 7h15, et après m’être apprêté, je descends explorer les alentours, le temps qu’Isabelle finisse de se préparer, pour trouver de quoi déjeuner. De retour à l’hôtel, nous bouclons nos valises, remettons les clefs de notre chambre, et déposons nos bagages dans le coffre de la voiture. A quelques centaines de mètres de là se trouve le café-restaurant que j’ai repéré plus tôt, et nous y déjeunons rapidement. Nous reprenons la voiture, et la déposons vers 8h45 à l’agence de location, en faisant remarquer les petits soucis rencontrés. Nous obtiendrons une réduction de 100$ pour la peine.

Nous nous rapprochons tranquillement du port en visitant la ville, équipés de tout notre barda. Tout à coup nous voyons au loin se découper la silhouette de la cheminée du bateau au dessus des immeubles, contrat rempli, nous sommes revenus à bon port. Arrivés dans le terminal de croisière à 9h30, les préposés à la sécurité font barrage car ils ne comprennent pas pourquoi des nouveaux passagers veulent embarquer dans le bateau, alors qu’ils n’ont pas été informés de la situation. Même la présentation de nos cartes d’identification du navire n’y fait rien. C’est après leurs avoir expliqué notre périple depuis San Diego, qu’ils se décident à nous laisser enfin regagner le navire.

A l’entrée de celui-ci, nos cartes d’identification ne fonctionnent plus, et l’officier de bord qui nous a reconnu, nous met quand même en quarantaine à l’entrée du bateau, le temps que nos nouvelles cartes soient initialisées. Pendant ce temps là, de nombreux passagers nous reconnaissent, et nous expriment leurs joies de nous voir de retour sur le bateau et cela nous fait très plaisir. L’affaire dure une bonne demi-heure, nous regagnons la cabine, celle-ci est descellée et nous pouvons enfin déposer nos bagages. Tout a dû être coupé pendant notre absence car il n’y a plus d’eau disponible, celle-ci reviendra plus tard dans la journée. Après avoir rangé nos affaires, nous repartons pour visiter Alcatraz. C’est à deux pas de là que nous apprenons au guichet, qu’il n’y a plus de billets disponibles pendant la durée de notre séjours à San Francisco, c’est râpé! Nous nous rabattons sur une visite de la baie en bateau avec le tour de l’île d’Alcatraz, comme dit le proverbe: faute de grive, on mange des merles! Faute de voir l’intérieur on se contentera d’en faire le tour…

Nous retournons au bateau pour y déjeuner et nous tombons sur nos amis Jocelyne et Alain, cet après midi, nous partirons nous balader ensemble en ville. Après s’être restaurés, nous achetons des tickets « Big Bus » pour la tournée des sites touristiques principaux de la ville en y incluant la visite nocturne. Celle-ci s’effectue avec un bus à deux étages dont l’étage supérieur est à l’air libre, c’est ici que nous nous installons. La visite est audio guidée en français, ce qui est un plus pour comprendre l’histoire de la ville. Cette balade intéressante dure 3 heures, l’air se rafraîchit peu à peu, et à la descente du bus nous partons acheter des polaires plutôt que de perdre du temps à retourner au bateau. De toute façon, ce n’est pas perdu, cela servira en France à notre retour pendant l’hiver.

La visite nocturne ne va pas tarder à démarrer, il est 19h15 quand nous arrivons au point de rendez-vous de départ de cette virée nocturne, la file d’attente est impressionnante. Le bus qui est déjà là se remplit très vite, et la queue diminue peu à peu. Cela va bientôt être notre tour, il ne reste qu’une vingtaine de personnes devant nous, le chauffeur annonce qu’il ne reste plus que deux places, et qu’il n’y aura plus de nouveau car. Il faut revenir demain soir pour pouvoir faire la tournée. Je vais voir une des préposées présentes, « Mais cela n’est pas possible pour nous, nous serons repartis demain à 13h00 », elle ignore ma réflexion, entre dans le bureau, et disparait derrière son comptoir. Je commence à m’agacer un peu, et exige le remboursement du supplément nocturne, celle-ci me rétorque qu’il n’y aura aucun dédommagement que c’est comme cela un point c’est tout!. Je commence à hausser le ton, et demande les coordonnées de ses responsables pour faire une réclamation. Un autre employé, qui doit avoir plus de responsabilités, intervient alors, et décide de mettre un bus supplémentaire à disposition. Nous avons obtenu gain de cause, et c’est environ une trentaines de personnes qui s’engouffrent dans le nouveau bus dès son arrivée. Nous nous retrouvons tout les quatre à l’avant du bus juste derrière le pare-brise, il ne fait pas chaud car il n’y a pas de toit mais nous sommes équipés en conséquence avec nos nouvelles polaires. Le bus part enfin, et la visite n’offre au début pas grand intérêt avec ses rues peu éclairées. Nous passons devant le palais des arts, traversons un parc où l’on ne voit rien, la brume nous envahie, et l’humidité devient très pénible. Arrivés au point de vue sud du Golden Bridge, le car s’arrête, et le chauffeur nous apporte des petits ponchos en plastique que nous enfilons sans hésiter. Une grande partie des gents qui avaient pris place avec nous à l’étage en profitent pour descendre à l’abri au rez-de-chaussée, et le véhicule reprend sa route vers le centre ville. Avec le vent, nos ponchos se gonflent, et nous passons un bon moment à rire de nos allures de Bibendum. Une fois arrivés dans le centre ville, la brume et son humidité disparaissent, nous descendons la rue California (celle de notre hôtel de la nuit précédente), traversons Chinatown et empruntons le niveau inférieur de l’imposant San Francisco – Oakland Bay Bridge, qui était auparavant utilisé par une voie de chemin de fer, mais qui a été converti en voies supplémentaires en sens unique avec le développement du trafic automobile. Nous parcourons rapidement la traversée jusqu’à « Treasure Islande » où nous nous arrêtons pour admirer la vue imprenable qui s’offre à nous sur la ville et le pont illuminés. De l’autre côté de la baie nous voyons distinctement se découper l’imposante silhouette bleu et jaune du Costa Luminosa, la luminosité n’est pas suffisante pour mon appareil et les photos ne seront pas de bonne qualité. Nous retournons vers la ville de San Francisco en empruntant le niveau supérieur du pont qui est également en sens unique, mais dans l’autre sens. La traversée offre une vue exceptionnelle sur la baie, la ville et le port de San Francisco. Rien que pour cela, cela valait bien la peine de se fâcher et insister pour avoir le bus supplémentaire et réaliser ce tour d’environ 1h30.

Nous descendons du bus et nous dirigeons vers le « pier 43 », où nous avions repéré plus tôt des restaurants spécialisés dans la préparation du crabe, spécialité culinaire de la ville de San Francisco. Nous sommes attirés par la façade du Pompei’s Grotto, le menu affiche un plat de crabe, de moules, de coques et de crevettes dans une généreuse sauce tomate maison, c’est décidé, nous pénétrons tous les quatre dans le restaurant avec la ferme intention de nous en mettre plein les papilles. Nous passons commande, et le garçon nous conseille un petit vin blanc Californien qui se mariera à merveille avec nos plats. Nous enfilons nos bavoirs à l’effigie du « Craby », et passons à l’attaque de cette délicieuse soupe de crabe. Nous sortons repus du restaurant vers 22h30, en nous félicitant d’avoir choisi ce restaurant et  vers 23H00 nous nous couchons très contents de notre journée.

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Jour 30 :Escapade en Californie Morro Bay – San Francisco

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Ce matin 13 octobre 2015, nous nous levons vers 7h00, il fait un peu chaud dans la chambre car hier soir nous avons coupé la climatisation qui faisait trop de bruit. Nous découvrons qu’il y a une cafetière style Expresso, et c’est avec plaisir que nous nous faisons couler deux cafés que nous avalons accompagnés des biscuits achetés plus tôt dans la semaine. En nous connectant sur le site, nous voyons que le bateau est parti hier soir de Los Angeles pour rejoindre San Francisco dans deux jours. Aujourd’hui nous rejoignons San Francisco, nous aurons ainsi une journée d’avance sur le bateau qui fera escale deux jours. Comme cela si nous rencontrons un problème, nous aurons le temps de nous retourner.

A 8h30 après avoir libéré la chambre, nous retournons dans le port pour prendre de nouvelles photos en plein jour cette fois-ci, mais le temps est brumeux. Nous revenons sur la route N°1 qui longe la côte, le pare-brise est sale, et lorsque j’actionne le lave glace, aucun produit ne sort des essuie-glaces! Nous avions déjà remarqué que la voiture n’était pas très propre à l’intérieur, nous en déduisons que celle-ci n’a pas été préparée entre la dernière location et notre prise en main, je règlerais cela demain à la restitution de la voiture. Ne pouvant continuer à rouler ainsi, ne serais-ce que pour assurer la qualité des photos prises au travers des vitres, je m’arrête vite fait dans une station pour acheter du lave glace et en profiter pour reprendre une petite bouteille d’eau. Après m’être fait soulager d’environ 10$, nous reprenons cette magnifique route.

A la plage de Piedra Blancas nous avons la surprise de pouvoir observer dans son milieu naturel une colonie d’éléphants de mer, un écureuil pris sur le vif, des espèces de merles et des pélicans.

Après une demi-heure, a profiter de la vue de la flore et de la faune, nous repartons et nous arrivons vers 12h30 à Monterey où nous allons nous arrêter pour nous restaurer. En cherchant un peu nous nous arrêtons au « Crazy Horse », non non, pas le fameux cabaret parisien!, mais un restaurant où nous espérons mieux manger que depuis notre arrivée en Californie. L’accueil est chaleureux, et on nous propose de nous asseoir où bon nous semble, nous nous exécutons sans attendre, les yeux rivés sur un énorme buffet rempli de bonnes victuailles. Il y a des crudités en tout genre, des salades, de la soupe, des légumes, du poulet, du porc, des patates douces en robe de chambre succulentes, un buffet de desserts avec des fraises appétissantes et même du vrai pain!. Vous l’aurez compris, on s’est jeté dessus comme des « morbacs! ». Une fois repus, nous reprenons notre route, cela va assez vite car nous ne sommes plus très loin de San Francisco, que nous atteignons à 17h30.

Notre hôtel, le Cable Car, se situe sur California Street en plein cœur de San Francisco, à quelques encablures du port, du quartier des affaires et du célèbre Chinatown. La rue est très en pente, et j’ai dû être touché par la grâce ce matin, car je trouve une place gratuite juste devant l’hôtel… Introuvable à San Francisco, c’est sûr, j’ai du faire des envieux. Nous descendons nos affaires et pénétrons dans cet hôtel à la façade caractéristique. Après quelques minutes à se demander si il y aurait quelqu’un pour nous accueillir, nous voyons s’ouvrir une double porte d’ascenseur, type monte charge, et en sortir le tenancier. Je lui dis en anglais, que je suis français et que j’ai réservé une chambre via booking, et celui-ci me répond dans un français parfait « pas de problème, moi c’est Jean-Claude de Normandie, je suis arrivé ici en même temps que les hippies! ». Tant mieux, cela sera pour une fois plus simple. J’en profite pour lui demander si je peux rester garé à mon emplacement, et il me répond « à cette heure ci plus de problème, sinon il aurait fallu déplacer sa voiture toutes les deux heures, et se garer dans une autre rue si nous étions le lundi car ils lavent la rue… ». Nous prenons possession de notre chambre, elle est spacieuse, bien équipée, mais il n’y a pas de fenêtre, ni de climatisation. Isabelle découvre des cafards crapahutant dans la salle de bain…, une chasse impitoyable s’engage alors contre ces insectes répugnants et une fois la guerre gagnée, nous sortons à la découverte de San Francisco.

Nous remontons cette fameuse rue en escalier, qui sera plus facile à descendre si nous revenons fatigués à notre hôtel. La ville est grandiose, avec ses bâtiments caractéristiques aux escaliers de secours en façade, ses buildings gigantesques et toutes ses rues en pente. Nous pénétrons dans Chinatown, on se croirait en Chine avec ces édifices rouges et or. Nous en profitons pour fabriquer une petite médaille souvenir dans la petite presse prévue à cet effet, en disposant une pièce d’un cent qui servira de médaille, et de deux pièces de 25 cents qui rémunéreront l’opération, on tourne une manivelle, et la pièce d’un cent ressort aplatie avec le motif de Chinatown/San Francisco. Affamés d’avoir déambulé dans ces rues aux couleurs asiatiques, nous partons en quête d’un petit restaurant typique, mais pas trop… Nous passons de restaurant en restaurants sans arriver à nous décider, finalement nous entrons dans un restaurant chinois sans véritable conviction, mais comme il y a du monde, on doit bien y manger. Nous sommes installés au comptoir car il n’y a plus de place en salle, nous choisissons un menu où le mot frit n’apparait pas, une bonne bière Tsingtao et de l’eau citronnée…

Une bonne bolée de potage chinois nous est vite apporté, et j’avale une grosse cuillère à soupe de ce breuvage, je dirais particulièrement épicé, je dirais même extrêmement relevé. Je me tourne vers Isabelle, qui se doute que quelque chose ne va pas, car une petite larme coule de mes yeux… J’ouvre la bouche, j’ai l’impression que je vais imploser et qu’une flamme de 2 mètres va sortir de mes entrailles. Je me précipite sur mon verre d’eau, la vapeur sort de mes oreilles, mes yeux sortent de leurs orbites et vont s’écraser sur mes verres de lunette, d’un seul coup ma température monte, je m’étrangle à moitié, je vide mon verre, ouf la tempête est passée. … » mais comment font-ils pour manger aussi épicé? ». Nous repoussons nos deux bols de soupe, je commence à comprendre pourquoi il vénère tant les dragons!. Les autres plats seront tous aussi épicés mais mélangés avec du riz, cela passera tout de même. Une chose est sûre, nous savons désormais ce que signifie le mot « Spicy »!…

Cette expérience culinaire explosive passée, nous rentrons à l’hôtel, la journée a été bien remplie et nous sommes fatigués. Nous ne trouvons pas de bestiole crapahutant, et après une bonne douche nous nous couchons. Il y a beaucoup de bruit dans l’hôtel et nous avons du mal à nous endormir.

Suite du compte rendu de notre tour du monde

Jour 29 :Escapade en Californie Los Angeles – Morro Bay

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Il est 6h30 ce 12 Octobre 2015 lorsque nous nous levons, ce matin nous avons prévu d’aller aux Studios Hollywood, puis nous reprendrons notre route vers San Francisco. Il n’y a rien pour déjeuner à l’hôtel et dans le quartier, il sera temps une fois arrivés à notre destination de trouver quelque chose pour déjeuner. Vers 7h30, une fois la caution récupérée, nous nous mettons en route pour Hollywood, car les studios ouvrent à 9H. Nous nous garons une heure plus tard dans l’un des vastes parkings payants du parc d’attraction, il y avait pas mal de circulation, mais nous sommes dans les temps.

L’escalator nous même directement dans une grande allée bordée de boutiques et de restaurants aux décors hollywoodiens. Comme il n’y a pas encore trop de monde, nous décidons d’aller plus loin chercher nos billets, histoire de ne pas faire la queue trop longtemps, et nous débouchons sur une grande esplanade avec un grand tapis rouge bordé de kiosques abritant les caisses. Une grande porte ferme encore l’accès au parc. Isabelle fait la pose devant l’imposant globe signalant l’entrée du parc et nous achetons les deux tickets « one day », 95$ par personne, en espérant que c’est aussi bien qu’on nous l’a dit car ce n’est pas donné! Nous récupérons un plan des lieux, et après quelques minutes d’attente, les portes s’ouvrent. Nous pénétrons dans l’enceinte et sommes surpris de la « zénitude » des visiteurs, personne ne courre, et marche lentement jusqu’au barrage symbolique que fait un faux policier. Après un court compte à rebours le signal est donné pour se lancer à l’assaut des différentes attractions, et tout le monde repart tranquillement vers l’attraction de son choix: pour nous ce sera le « studio tour ».

C’est super, il n’y a pas de queue et après avoir pris chacun une paire de lunette 3D, nous embarquons dans le wagon du petit train que ne tardera pas à s’ébranler. Nous commençons par passer devant les hangars qui abrite l’émission « The Voice », puis nous parcourons une grande partie des célèbres studios à travers différents décors de film. Il y a de nombreux quartiers entiers de ville ou de village, de différentes époques. Nous passons à côté du décor du film des dents de la mer, de Jurassik Parc, et autres films d’horreur ou de catastrophe. Il y a même une scène de crash d’avion grandeur nature, avec son réacteur encore tournant et la carlingue d’un gros porteur déchiqueté fumante. Le petit train passe également dans de grands bâtiments où des scènes d’action de type cinéma 4D sont rejouées, la réalité est saisissante d’autant que notre wagon est secoué dans tous les sens, qu’il y a des projections d’eau et que nous pouvons même ressentir la chaleur pendant une scène d’explosion. Les décors sont gigantesques et super-réalistes. Nous passons ensuite dans la célèbre rue des « desesperate house wifes ». La balade dure environs 1h15, nous sommes vraiment contents de la visite, maintenant nous allons prendre un petit déjeuner.

Nous nous arrêtons dans la boulangerie de la french street du parc, et achetons deux croissants, un pur jus d’orange, un café au lait et une petite bouteille d’eau pour 18$ et il ne fallait pas s’attendre à moins cher dans un tel lieu, même si les croissants ne sont pas terribles! Après s’être restaurés, nous repartons faire le tour du parc d’attraction, les décors ont été agrémentés d’une multitude de scènes avec des squelettes et autres zombis, cela va être Halloween, et apparemment les Américains célèbre cette fête. Après avoir fini notre petit tour, nous partons faire la seule attraction qui nous intéresse avant de reprendre la route: Waterwold. Malheureusement, celle ci n’ouvrira pas avant 13h, nous  décidons de rejoindre le parking en visitant quelques boutiques de souvenir, et rapidement nous sortons du parc direction Santa Barbara.

A 13h30, nous garons notre véhicule sur le parking du port de Santa Barbara et récoltons un peu de sable de la célèbre plage pour notre collection. A proximité, il y a un restaurant de poissons, chic, on va pouvoir se régaler en savourant une bonne assiette de poissons et de crustacés. Nous parcourons le menu présenté à l’extérieur du bâtiment, et notre choix se porte sur deux assiettes de la mer comprenant des noix de saint jacques, des gambas, des calamars, du cabillaud, du collashow et quelques French fries! Nous sommes rapidement installés en terrasse avec vue sur le port, cela se présente bien, et quelques minutes plus tard nous voyons arriver les deux grandes assiettes Et la c’est le choc! Les massacreurs! tout est frit et recouvert d’une espèce de tempura grasse, un véritable sacrilège de gâcher une si bonne pitance! Déçus, après avoir mangé cette nourriture sans saveur, nous repartons direction Morro Bay où il va falloir que nous trouvions un Motel pour y passer la nuit.

La route N°1 est magnifique, à chaque virage c’est une vision paradisiaque avec cette côte accidentée, ses plages et ses ressacs magnifiques dans ce décor montagneux. A 17h00 nous arrivons à Morro Bay, il y a plein de Motel, je m’arrête au hasard au Econolodge Hôtel, ce sera notre gîte pour la nuit. Nous vidons la voiture et partons faire la balade de la petite ville et admirer le couché de soleil sur la baie. Ce soir nous ne mangerons pas, le repas de midi nous restant encore sur l’estomac.

Suite du compte rendu de notre tour du monde

Jour 28 Escapade en Californie, Las Vegas / Los Angeles

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Nous nous réveillons à 6h30 ce matin 11 Octobre 2015, contents d’avoir passé une bonne nuit dans cet hôtel à l’écart du brouhaha incessant qui règne sur le Strip. Hier soir, le Luminosa, nous a laissé en Californie, et a quitté San Diego pour rejoindre Los Angeles au petit jour.Je descends à la réception pour voir s’il est possible de prendre un petit déjeuner, car dans l’excitation de la veille, j’ai oublié de le demander. L’hôtesse me prévient qu’ils n’assurent pas les petits déjeuners, mais qu’une cafetière et une bouilloire sont à disposition dans la salle de lecture. Nous achetons quelques barres énergétiques et nous nous résignons à nous contenter d’un simple café et d’un thé. Nous constaterons plus tard que c’est la règle dans la majeur partie des hôtels aux Etats Unis, pas de petit déjeuner continental, il faut se débrouiller hors de l’hôtel…
Nous prenons la route vers 8h30, mais il nous reste un gros problème à régler…
Dans la précipitation de la veille, j’ai complètement oublier de demander au loueur quel type de carburant je devais mettre dans la voiture. Aussi bête que cela puisse paraître, cela n’est pas marqué sur les papiers du véhicule, ni dans la « carte d’identification », ni dans le bouchon, cela se complique, ni dans une des portières, et encore moins sous le capot! Mes capacités en mécanique sont plus que limitées, mais sur le moteur il y a marqué « 16V », j’en conclu quand même qu’il doit s’agir d’essence et pas de gas-oil. Je trouve sur le GPS la première station qui se situe à deux pâtés de maison, et quelques instants plus tard, je me gare à la pompe. Je regarde autour de moi, pas de personnel à l’extérieur, mince, il va falloir se servir tout seul. Je suis devant les quatre pistolets, bon si on enlève le premier qui est pour les véhicules diesels, il n’y en a plus que deux à supprimer… J’hésite, puis crois me rappeler avoir lu sur un forum lorsque je préparais notre voyage, que quelqu’un avait dit qu’il mettait toujours le moins cher, ma décision est prise, ce sera celui-ci appelé « Regular ».
J’attrape donc mon portefeuille, dégaine ma carte bleu, l’introduit dans le lecteur prévu à cet effet. L’afficheur me demande dans un anglais parfait si je veux payer à crédit ou comptant, et me demande de composer le code. Jusque là me direz-vous, pas de soucis, cela à l’air de se passer normalement. Mais c’est maintenant que cela se complique, la bête est difficile à dompter, elle se rebelle, ne se laisse pas faire et refuse mon code de carte bancaire en m’invitant à voir le problème avec un préposé de la station… Je me présente donc à l’intérieur, explique que je suis français et qu’il va falloir me parler lentement (cela permet de mettre tout de suite en condition la personne qui comprend vite que si elle ne veut pas répéter 30 fois, il va falloir qu’elle fasse aussi un effort dans sa prononciation!), je lui explique que c’est mon premier plein aux states, et que ma carte est récalcitrante. Il m’invite à le suivre jusqu’à mon véhicule, introduit ma carte dans le lecteur, me demande si je veux payer à crédit, et au lieu de me demander de composer mon code, il compose directement ce que je pense être le code postal de la station, décroche le pistolet et fait le plein. C’était bien du « Régular » qu’il fallait donner. Je remercie le serviable employé en lui glissant un petit billet de 5$, et nous repartons soulagé, tout compte fait, cela ne c’est pas trop mal passé.

Nous laissons Las Vegas dans notre dos, espérant pouvoir y retourner un jour, car une seule soirée est bien insuffisante pour pour une telle ville.
La voiture est confortable et nous avalons les kilomètres sans nous en rendre compte, découvrant de nouveaux paysages et le changement de la végétation au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la côte.
C’est affamés, que nous arrivons vers 14 heures à l’hôtel San Piper Motel de Los Angeles situé à South Central Avenue toujours fidèlement guidé par notre tablette. Nous prenons rapidement possession de notre chambre, c’est pratique, la voiture est garée juste devant celle-ci. La chambre est spacieuse, bien équipée, par contre la salle de bain est à rafraîchir! Pas de temps à perdre, il faut se restaurer, nous enfilons nos casquettes, mettons un peu de crème solaire car il fait plus de 38° dehors et partons en quête de trouver à manger. Histoire de ne pas perdre trop de temps, nous décidons d’entrer dans le Mac Do au coin de la rue, au moins on connait la nourriture, et même si cela n’est pas terrible, nous pourrons partir à l’assaut de L.A rapidement. Isabelle apprendra à ses dépends, en arrosant généreusement sa salade avec une vinaigrette pimentée, que les sauces ne se sont les mêmes entre l’Europe et les USA!

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C’est le ventre plein que nous nous dirigeons vers le centre ville à pied. Je passe à coté d’une cabine téléphonique, il y a un numéro de taxi collé sur le combiné, je glisse une pièce de 25 cents dans l’appareil et tombe sur un opérateur à l’accent mexicain… Une fois de plus cela ne sera pas simple de lui expliquer où nous sommes, mais nous y arrivons quand même, et quelques minutes plus tard, après avoir vu quelques véhicules de police toutes sirènes hurlantes passer devant nous à fond la caisse, un véhicule particulier se gare en nous faisant signe.
Je m’approche hésitant, serait-ce le taxi commandé, mince, c’est pas un taxi officiel…Le gars au volant me demande si c’est moi « Hervy », et me dit d’entrer dans le véhicule. J’hésite encore, mais nous pouvons difficilement reculer, je lui demande le prix pour aller à Hollywood Walk of Fame, il tape l’adresse sur son appli google map, ce sera 35$ pour les 11 miles, nous nous engouffrons dans la voiture qui part aussitôt. A peine avoir fait quelques centaines de mètres, le chauffeur arrête brusquement son véhicule sur le bas côté, nous sommes encore doublés par une voiture de polices qui tourne à gauche au carrefour suivant. Nous nous remettons en route, et au passage nous pouvons voir des ambulances et de nombreuses voitures des forces de l’ordre, le chauffeur nous explique qu’il vient d’y avoir un règlement de compte par balle!

Nous sommes maintenant à Hollywood boulevard, nous descendons la rue en observant les étoiles avec les noms des acteurs sur le sol, mais il n’y a pas que des personnes issues du cinéma, il y a aussi des personnes célèbres de la radio ou de la télévision, je découvre même l’étoile célébrant les astronautes d’Apollo 11.
Ici ou là, il y a des personnes qui nous sollicitent pour partir à la découverte de Beverly Hill et des curiosités d’Hollywood dans des minibus. Nous pensons que cela serait une bonne façon de voir un maximum de choses, et après avoir négocié le tarif adulte à 30$ par personne (au lieu de 35$), nous patientons en achetant quelques cartes postales, dans la petite échoppe d’à côté, qui est tenue par un français…
Peu après nous montons dans le petit van cabriolé avec lequel , pendant les deux heures de visite nous verrons les hauteurs d’Hollywood Hill avec son célèbre « Sign », passerons à côté des somptueuses villas d’Elvis Presley, Michael Jackson, Marilyn Monroe, Jackie Chan, Franck Sinatra, Tom Cruise, Al Pacino, Simon Cowell, Katy Perry et bien d’autres que je ne connais pas ou oublié les noms … Nous ferons ensuite la visite des plus belles rues d’Hollywood en passant par Rodéo Drive avec ses boutiques de luxe , et autres maisons célèbres telles que le Whiskey à Gogo, le Beverly Hills Hôtel… Le chauffeur qui est une femme et sert de guide, ne parle malheureusement pas français et je ne parviens pas à tout traduire à Isabelle, mais nous sommes contents tout de même de ce super tour, malgré la conduite un peu speed de la conductrice.
Nous sommes re-déposés à Hollywood boulevard, et partons nous restaurer au Buffalo Wild Wings, le restaurant des supportaires du célèbre club de football américain de Los Angeles, où Isabelle prend sa traditionnelle salade césar au poulet grillé, et où je jette mon appétit sur des ribs de porc avec des French Fries (des frittes!), pas moyen de trouver la moindre « barbaque » convenable dans le pays des cow-boys et des indiens!
Le retour en taxi officiel pour 42$ se passe sans soucis, et c’est vers 23H que nous regagnons notre Motel, demain se sera les studios Hollywood, et il faut que l’on récupère de cette super journée.

Suite du compte rendu de notre tour du monde

Jour 27, Début de notre escapade en Californie San Diego / Las Végas

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La journée et la nuit du vendredi 9 octobre 2015 a été consacrée à rejoindre San Diego, couper les cheveux du rédacteur, et préparer notre valise. Nous nous sommes arrimés vers 6H30 au quai, juste à côté d’un porte-avion. Hier soir, j’ai connu quelques soucis gastriques, mais ce matin tout à l’air d’être revenu normal, c’est tant mieux car c’est au pas de course que nous entamons cette journée. Aujourd’hui, c’est le grand jour, ce matin nous partons à la conquête des USA!!! A 7h30 la cabine est scellée par l’officier de sécurité du bord accompagné du cabinier et du responsable de service client (personne n’aura accès à notre cabine pendant toute la durée de notre absence). Nous passons devant les services de l’immigration américaine après avoir patienté une bonne heure notre tour, et vers 8h45 nous sautons dans le premier taxi présent à la sortie du terminal de croisière, direction le loueur de voiture non loin de là. A notre arrivée au comptoir, en entendant l’hôtesse me poser les questions d’usages, je dois bien me rendre à l’évidence, les comprendre ne va pas être simple! Imaginez vous un anglais de la campagne écossaise parlant rapidement avec des marshmallows dans la bouche…Nous prenons possession de la voiture, une Hyundai Elantra, et première difficulté, maîtriser la bête! En effet c’est une voiture automatique, il y a bien la position parking, la marche arrière, le point mort, après c’est là que cela se complique, un plus et un moins. Le voiturier étant parti, il faut bien que je me débrouille seul! Je tâtonne un peu, passe deux fois la marche arrière, ouf personne derrière! Yesss! J’ai compris, je maîtrise enfin la bête et nous partons en direction de Las Vegas.
Et là, l’application MAP.ME va être d’une efficacité redoutable, nous nous trouvons tout de suite sur la bonne route, et me familiarise rapidement avec la voiture. Première constatation, les américains roulent avec courtoisie et respect des autres qu’ils soient piétons ou des véhicules. Les routes sont immenses et les échangeurs vertigineux.
Nous gagnons vite le désert, les paysages et la végétation sont différents tout au long de cette route. Difficile à décrire, les photos parlant d’elles-mêmes. Nous passons Julian, et suite à une mauvaise manipulation de la tablette, nous nous trouvons détourné de notre route, il est trop tard, nous nous sommes trop éloignés de Salton Sea, nous modifions notre parcours, et coupons à travers pour rejoindre Las Vegas. Vers 13h30 nous nous arrêtons au Applebee’s d’ Hemet, nous prenons deux salades César, et reprenons la route via San Bernardino et Barstow. Arrivés à 16h00 à Barstow, nous nous arrêtons chez « Food4less », un espèce de Lidl à l’américaine, pour y trouver quelques gâteaux secs, mais surtout de l’eau. En ce qui concerne celle-ci, les américains sont les rois de l’eau recyclée, y compris pour boire, nous faisons donc bien attention d’acheter de l’eau de source non recyclée. Celle-ci est beaucoup plus chère, mais plus sûre à notre avis… Ce petit détour nous permet de découvrir un superbe musée, le « Mojave River Valley Musem » consacré à la route 66, aux richesses et à l’histoire de la vallée Mojave.

Nous passons la frontière virtuelle entre la Californie et le Nevada vers 18h30 à « Primm », les premiers casinos apparaissent immédiatement au bord de la route, ceux-ci sont gigantesques, enfin c’est ce que l’on croit, car nous les trouverons bien tout petit face aux mastodontes que nous découvrirons à notre arrivée à Las Vegas. La route est à présent goudronnée au lieu d’être en béton comme précédemment, et les panneaux publicitaires fleurissent de part et d’autre vantant tel ou tel Casino. Le reste de la route passera vite, et c’est environ trente minutes plus tard que surgissent les bâtiments incroyables qui abritent les plus grandes salles de jeu du monde.
Grâce au gps, nous nous retrouvons vite en centre ville, et nous n’en croyons pas nos yeux… Oui, c’est bien la Tour Eiffel, nous n’avons pas rêvé, elle est gigantesque, bien sûre pas aussi haute, mais la ressemblance est incroyable.
La nuit tombe rapidement sur la ville, et c’est à quelques centaines de mètre de là que nous posons nos valises au Carriage House Hôtel, à 200m du célèbre Strip. La chambre est immense, possède une cuisine, et tous les équipements inimaginables, il y a même une planche et un fer à repasser, et un lit « King Size » énorme!. Le temps d’une douche et d’un changement de tenues et nous voici repartis pour découvrir Las Vegas de nuit…

Les 200 premiers mètres sont tranquilles, mais arrivés sur le Strip, c’est incroyable, cela grouille de partout, des milliers de gens parcourent celui-ci, bien souvent un verre à la main. Il y a des saltimbanques, chanteurs, « sosies » et autres prédicateurs tous les 10 mètres, avec des sonos toutes plus fortes les unes que les autres…Il y a aussi beaucoup de mendiants. Il faut se frayer un chemin parmi la foule, et ce n’est pas facile, mais passé l’Arc de Triomphe, nous entrons tout de même dans notre premier casino « Le Paris »…Une fois entrés, nous nous arrêtons, c’est immense, clinquant, les pieds de la tour Eiffel traversent le plafond, il y a des centaines de machines à sous et de tables de jeux avec des croupières en petite tenue, porte-jarretelles et bas résille de rigueur! Chaque recoins représentent des scènes de la vie parisienne, il y a même une estrade avec des spectacles, c’est époustouflant tellement cela est bien fait et rappelle la vie parisienne. Il y a tellement de choses qui nous attendent à l’extérieur, que nous ne nous attardons pas et repartons à la découverte du Strip, des fontaines du Bellagio, le Flamingo, le César Palace, le Mirage avec sa façade colorée, le célèbre Vénetian avec ses canaux vénitiens, le Tresure Islande et ses bateaux illuminés, le Palazzo, le Casino Royale… A 22h50 nous sommes affamés et entrons dans un Starbuck Café par dépit, hormis des fast-foods, nous n’avons rien trouvé qui ne soit pas complet ou présentant de la nourriture convenable. Nous repartons sur le Strip, qui n’a pas désempli bien au contraire! Plus tard dans la nuit, nous rejoindrons notre hôtel, les yeux plein d’étoiles, que nous tarderons pas à fermer…

Suite du compte rendu de notre tour du monde

Jour 25 Escale à Cabo San Lucas (Mexique)

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Notre navigation a continué cette nuit jusqu’à ce que nous arrivions vers 8h00 en vue de la Bahia California. J’en profite pour aller au point de rendez-vous au « Grand Bar Électra » pour recueillir le ticket N°43 indiquant le numéro de chaloupe qui sera utilisée pour descendre à terre. Cette fois-ci nous ne sommes pas amarrés à un quai et nous jetons l’ancre devant l’embouchure du port de San Lucas au Mexique à 9h00 ce jeudi 8 octobre 2015.

Les préparatifs de descente des chaloupes vont bon train, et les 6 chaloupes sont rapidement misent à l’eau.

Pour cette deuxième journée au Mexique, nous avons décidé de découvrir nous même le coin, c’est plus sûr, vu la médiocre excursion organisée que nous avons fait hier à Puerto San Lucas. Seul inconvénient, nous ne sommes pas prioritaires au débarquement, passent en priorité les personnes ayant une excursion organisée par le bateau.

Grace à un petit ponton surplombant les flots, nous embarquons enfin vers 10h15 et nous nous dirigeons vers deux places libres à l’avant de la chaloupe, juste derrière un hublot. Nous sommes assez secoués car il y a un peu de mer. Les odeurs de carburant et la chaleur étant très désagréables, je prend l’initiative d’ouvrir le hublot, et une douce brise entre dans la cabine. Je croise le regard du pilote qui nous surplombe, il me fait signe que cela fait du bien…Ouf on va pouvoir le laisser ouvert! Peu à peu la petite embarcation qui peut contenir 120 personnes se remplie et les deux hommes d’équipage dédiés à la manœuvre libèrent les amarres, l’un deux passe devant le hublot et le referme! Je comprend vite pourquoi, l’embarcation reçoit de face les vagues et il est impossible de naviguer avec la fenêtre ouverte sans remplir la chaloupe, ce sont des paquets de mer qui s’abattent sur celle ci! Nous passons à proximité d’un grand dauphin qui croise notre route, et de nombreux pélicans nous survolent dans le ciel. Nous arrivons au quai de débarquement après 15 mn de navigation, il est temps car nous étouffons.

Nous passons le barrage des douaniers Mexicains sans soucis, nous avons écouté les recommandations, il est interdit de descendre à terre toute nourriture, fruits ou boissons. Comme d’habitude, certains n’ont pas écouté et les sacs à dos sont vite débarrassés des objets ou de la nourriture interdits.

A la sortie de l’embarcadère, nous filons tout de suite vers la droite du quai longeant les pontons où sont amarrés les bateaux taxis, en évitant de répondre aux sollicitations des rabatteurs, car nous savons que ce n’est pas à proximité immédiate que nous aurons les meilleurs tarifs. Un peu plus loin, après avoir passé cette première barrière un peu bruyante, un jeune homme nous présente une affiche avec photos des différentes étapes d’un tour en bateau qu’il représente. Son offre est alléchante sur le papier mais il reste à négocier son tarif! Les pourparlers s’engagent à 300 Pesos Mexicains (soit environ 18 US $), et après diverses propositions, nous tombons d’un commun accord sur la somme de 200 pesos soit 12 US $, pour une ballade en bateau de 45mn. Il nous accompagne non loin de là à une petite embarcation à moteur, où un couple d’américain avec leur petite fille nous attendent pour partir. Nous enfilons nos gilets de sauvetage et le bateau amorce déjà sa manœuvre de départ. Au cours de cette balade, nous avons pu voir de très près; des pélicans, des poissons multicolores, des lions de mer se pavanant sur un gros rocher, le fameux Rocher en arche « El Arco », l’aileron de requin (cailloux émergeant de l’eau), l’ilot à la tête de « Scoubidou » vu d’un coté et d’être humain de l’autre. Et c’est presqu’une heure plus tard que nous regagnons la terre ferme, très satisfaits de cette belle excursion, la journée commence bien…

Nous partons à la conquête de cette petite ville portuaire, en s’éloignant peu à peu du centre touristique, passant d’échoppe en échoppe. La faim se faisant ressentir, nous nous mettons en quête de trouver le petit restaurant typique qui saura égayer nos papilles de ses saveurs mexicaines. La tâche n’est pas simple car aucun restaurant n’affiche comme en Europe les menus, et la barrière de la langue y met du sien! Le joli restaurant « El Gualamayas » avec sa cuisine au feu de bois donnant sur la rue attire notre attention, je demande en anglais à la personne venu à notre rencontre s’il serait possible d’avoir une assiette regroupant les différentes spécialités proposées par son établissement. Celui-ci me répond par l’affirmative et nous nous mettons d’accord sur le prix, et nous nous installons en terrasse pour trouver un peu de fraicheur. Peu de temps après on nous amène des tortillas accompagnées de concombres, citrons, tomates, oignons, piment doux, et de différentes sauces plus ou moins épicées avec l’indispensable véritable Guacamole, en guise d’amuse bouche. Puis le plat de résistance, servi dans un récipient en fonte sur 4 pieds sortant tout juste du feu, regorgeant de porc, bœuf, d’avocats chauds, d’oignons confits, de fromage, de cactus comestibles et d’haricots rouge… Une petite panière remplie de Quésadillas accompagne le tout. Ce repas, arrosé d’une Cerveza fraiche a été très bon, et j’ai pu enfin faire découvrir à Isabelle la véritable cuisine Mexicaine telle que je la connaissais déjà. Nous partons repus vers la plage qui est assez loin pour recueillir un peu de sable, mais un peu d’exercice nous fera du bien après un tel festin. Sur le chemin du retour, nous achetons quelques cartes postales, et nous nous retrouvons confrontés au même problème que pour le Costa Rica, mais où peut bien être la « Correjo » la poste Mexicaine??? Après 45 mn de recherche, nous apprenons qu’elle se situe à environ 3km, mais il est trop tard pour y aller, nous devons retourner au bateau, les dernières chaloupes reprenant la mer partent à 16h15. Tant pis, ces cartes partiront des États Unis…

La suite de la soirée s’est déroulée comme d’habitude, après le spectacle du jour « Fast Painting et Dancing Gauchos », et le dîner, nous nous coucherons contents de notre journée qui a bien rattrapée notre déception de la veille.

Suite du compte rendu de notre tour du monde

En cours d’escapade en Californie

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Hier, samedi 10/10/2015, à l’arrivée du Bateau à San Diégo, après avoir réglé les formalités avec l’immigration américaine, nous avons sauté dans un taxi et récupéré notre voiture de location. Nous avons roulé jusqu’à Las Végas où nous avons couché, et ce matin nous avons repris la route pour Los Angeles, où nous sommes actuellement. Cet après-midi on part à la conquête de Los Angeles…En attendant de faire un compte rendu précis de notre escapade en Californie et au Nevada ci-après quelques photos.

Jour 24 Aie, Aie, Aie, Carambar! :Escale à Puerto Vallarta

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C’est par les Mariachis, chanteurs et musiciens aux sombreros exubérants que nous sommes accueillis ce matin vers 12h30, à la descente du bateau, nous débarquons à Puerto Vallarta au Mexique. Au programme de la journée, la visite de San Sébastien, petit village du XVIII ème siècle niché au cœur des montagnes de la Sierra Madre, présenté comme un des trésors du Mexique avec sa pittoresque place bordée d’élégantes bâtisses blanches, son kiosque Porfirien, son église et ses nombreuses haciendas.. Il est prévu d’être plongés dans un paysage fantastique et les décors pittoresques du Mexique rural dans un musée vivant que le temps n’a pas altéré. Enfin, c’est ce qui est écrit dans la brochure décrivant cette excursion de 5h30 organisée par Costa Croisière…Nous montons dans le bus N°18, et Aie, Aie, Aie, Carambar! Cela commence mal, les vitres de ce car moderne, sont si sales, que nous voyons mal l’extérieur, il est impossible de prendre la moindre photo au travers de celles-ci.
Au cours de ce trajet de 60 kms à sillonner les routes montagneuses qui nous séparent de San Sébastian sans pouvoir réellement profiter du paysage, nous nous arrêtons pour voir un pont, qui n’a pour beaucoup que l’intérêt de se dégourdir les jambes, soulager une petite envie pressante, ou boire pour 2 US$ le jus d’une noix de coco fraîche vendue à la petite échoppe pour touristes. J’en profite pour prendre quelques photos et faire remarquer l’état des vitres du bus au représentant Costa, qui n’aurait rien remarqué. De retour dans le bus, le guide nous dit qu’il ne sera pas possible de faire nettoyer les vitres à San Sébastian, car le problème est dans le double vitrage, mais qu’il reste quelques places libres dans le bus, avec des vitres moins sales. En réalité, je découvrirais plus tard que cela n’est pas dans le double vitrage du bus que se situe le problème, mais dans le film solaire recouvrant les vitres, collé avec de l’eau sale, et bien sur en séchant la saleté n’a pas disparue par l’opération du Saint Esprit, et reste donc bien présente entre la vitre et le film autocollant…
Vers 15 heures, nous arrivons quand même à bout de cette route sans intérêt au pied de ce petit village aux rues pavées. Dans le bus, nous avons appris que nous aurons une petite dégustation de cuisine locale, et nous sommes dirigés immédiatement vers une grande bâtisse, et nous nous installons à l’une des grandes tables en bois nous attendant sur un vaste préau. Nous y mangerons une salade composée à l’européenne, un potage, de la viande de poulet grillé, de bœuf grillé, et de porc très légèrement épicé, des quesadillas, arrosé d’un jus de goyaves. Il y a aussi du Guacamole, mais c’est pratiquement liquide comme de l’eau, et je ne reconnais pas la texture et la saveur de celui que j’avais dégusté lors de mon précédent voyage au Mexique. En fait, au lieu d’une dégustation culinaire, nous sommes devant un véritable déjeuner. N’étant pas été prévenu, avant de partir, nous avons mangé au bateau, donc nous n’avons pas faim, et c’est rapidement que nous sortons de table et partons à la découverte des trésors annoncés…
Nous commençons par une « haciendas » ou nous attend une dégustation de café. En réalité, ce qui est présentée comme une hacienda est une simple maison où l’on peut voir deux personnes moudrent du café avec une petite machine assourdissante, dans son jardin un étale destiné à la vente avec des sachets de café moulu, d’autres de café enrobé de chocolats et une cage où sont enfermés 2 perroquets. Est ce que le terme « Hacienda » aurait plusieurs significations, ou bien mes souvenirs de ces grandes bâtisses aux patios magnifiques, ces merveilleux jardins et ces haras colorés ne seraient que rêves?. Nous ressortons et nous dirigeons vers la place du village, visitons une jolie petite église du XVIII ème siècle et en sortant pouvons admirer un joli petit kiosque planté au milieu d’une petite place pavée. Nous sommes dirigés ensuite vers un musée familial regroupant dans une pièce d’habitation les objets ayant appartenu à une famille propriétaire d’une mine d’argent. La propriétaire nous explique qu’ils se sont toujours mariés entre cousins depuis de début de façon à garder la mine dans la famille…Très peu d’intérêt! Et c’est très déçus par cette dernière visite que nous remontons dans le bus, car il n’y a plus rien d’autre à voir, et nous avons encore 1h30 de route pour revenir au bateau où le tous à bord est instauré à 18h30.
La route du retour s’effectuera sans saveur, certains étant même malade dans le bus, et nous n’aurons même pas le temps de récolter du sable pour notre collection.
Au bateau, nous préférons rester en cabine au lieu d’aller au spectacle des Mariachi embarqués à bord, et c’est après une longue hésitation que nous partons dîner avec la volonté de ne prendre qu’un unique petit plat de résistance, il faut dire que nous avons déjeuné deux fois aujourd’hui…
Après avoir dîner rapidement, nous nous couchons avec la certitude d’avoir raté notre escale à Puerto Vallarta. Demain escale de rattrapage au Mexique avec Cabo San Lucas où nous arriverons vers 9H30 avec la ferme intention de nous rattraper de cette journée gâchée…

Suite du compte rendu de notre tour du monde

Jour 23 en navigation dans le Pacifique

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Nous avons entamé notre troisième jour de navigation dans le Pacifique depuis que nous avons quitté le canal de Panama, ce matin la mer est très belle, et la légère houle fait tanguer lentement le bateau de gauche à droite.La température au petit jour avoisine les 28°, et il est très agréable de finir sa nuit, la baie de la cabine ouverte, bercé par les vagues. Depuis que nous longeons les côtes ouest de l’Amérique centrale, nous sommes accompagnés par les oiseaux qui pêchent tout autour du bateau. Souvent nous voyons des poissons volants, mais ceux ci sont tous petits vu de notre cabine et difficiles à photographier. A deux reprises nous avons vu surgir des flots des barracudas en chasse, et un dauphin croisant la course du navire, certains ont pu également observer des des tortues marines. Vers 14 heure locale, nous passerons à quelques encablures d’Acapulco au large du Mexique.
Aujourd’hui nous allons récupérer nos passeports, indispensables à notre entrée aux Etats Unis, et nous avons rempli deux questionnaires destinés aux autorités de l’immigration. Pour notre petite escapade prévue en Californie (voir l’article), nous allons changer légèrement nos plans. En effet nous avons appris que lorsque nous quittions le navire pour quelques escales, un inventaire des objets laissés était effectué et la cabine était scellée. Nous avions prévu de revenir dormir une nuit au bateau à Los Angeles, mais cela va faire trop de complication et perte de temps de renouveler cette opération. D’autre-part, on nous a conseillé d’aller à Monterey, donc nous écourterons notre arrêt à Los Angeles et prendrons un Hôtel sur la route N°1 en direction de San Francisco vers Monterey (voir sur la page d’accueil la carte interactive incluant notre parcours aux States).
En ce qui concerne la vie à bord, les spectacles du soir sont toujours d’aussi bonne qualité. La restauration est très bonne, mais nous regrettons qu’il n’y est pas la possibilité de manger dans un buffet le soir comme le midi, car souvent nous souhaitons manger moins et plus rapidement. (si des responsables de Costa Croisière lisent ce blog, c’est un avis que partage de nombreux passagers…). Les buffets sont décorés avec des légumes et des fruits merveilleusement sculptés. Tout les soirs il y a des étales mis en place au pont 2 proposant des produits cosmétiques, du tabac, des articles de mode ou des bijoux, en promotion. Les photographes du bateau mitraillent dans tous les sens et essaient de nous vendre leurs clichés exposés sur de vastes panneaux aux ponts 2 et 3. Il y a aussi des caméramen qui filment, pour réaliser « MyCosta Movie », le film de la croisière, sur le bateau et quand nous sommes en excursion. Il y a un concours photo sur le bateau, mais le développement est payant pour pouvoir y participer! Ce n’est pas pour les quelques euros que cela coûte, mais par principe, je ne participerais pas à celui-ci qui devrait être gratuit.
Nous arriverons à Puerto Vallarta au Mexique demain vers midi.

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Jour 20 : Passage du Canal de Panama

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Ce Samedi 3 octobre 2015 sera consacré à notre passage de la mer des Caraïbes au Pacific via le Canal de Panama.Il est 4h00 de matin, lorsque je me réveille, je peux voir au travers de la baie de notre cabine, se dessiner les lumières du port de Colon. Vers 4h30 nous entamons notre traversée par la baie de Limon en passant à proximité de la digue et suivons le petit chenal délimité par des bouées rouges et vertes.
Nous avons rendez-vous avec les amis du bord à l’avant du pont 6 dans un endroit calme connu de peu de gens, mais qui offrira une vue panoramique sur l’avant du bateau, je prends quelques munitions pour fêter dignement notre arrivée à la première écluse…J’attrape donc mon appareil photo, ma petite bouteille de Rhum aux épices et la petite collection de verre à shoot que nous avons ramené d’Aruba, et file vers 6h30 rejoindre les autres.
Les trois écluses successives de 9 mètres de Gatùn nous permettrons de monter pour rejoindre le lac du même nom situé à 27m au dessus du niveau de la mer.
Le bateau arrive lentement escorté par un remorqueur qui plaque le navire le long du quai, les amarres sont lancées au personnel chargé d’accrocher des filins aux « Mulios », 8 locomotives électriques, 4 à l’avant et 4 à l’arrière, écartent le navire de chaque quai pendant sa progression et sa descente dans l’écluse.
Un gros navire gazier ou pétrolier nous précède légèrement sur l’écluse d’à côté, et l’on peut voir les monstrueuses portes des écluses se refermer. L’eau pénètre dans le bassin, et nous commençons à monter rapidement.
Il est temps pour nous de fêter ce moment mémorable, et nous trinquons à cette première étape. L’opération se déroulera 2 fois de plus pour arriver vers 9h00 sur le lac Gatùn.
La traversée du lac, long de 20 miles nautiques, serpente le long d’un petit chenal au milieu de nombreux îlots à la végétation luxuriante. Nous quittons le Lac en empruntant le « Taglio de Gaillard » passage long de 6 miles nautiques, puis passons sous le pont centenaire, un miles plus tard nous arrivons à l’écluse de Pédro-Miguel, il est 13h00. Cette écluse nous permet de descendre de 9m40, et nous pouvons observer sur notre bâbord une usine de production électrique. Nous devrons encore descendre de 16m50 pour rejoindre l’altitude zéro du Pacific, et c’est un miles nautique plus tard que nous arrivons à l’écluse de « Miraflores », après avoir traversé le lac du même nom. Cette écluse est une véritable attraction locale, sur un bâtiment avec de larges balcons équipés de gradins, des centaines de gens venus spécialement pour voir l’imposante silhouette du Luminosa passer, nous acclament et nous font signe, nous les remercions en les saluant à notre tour.
Nous sortons de l’écluse et passons prés du port de Balboa, puis vers 16h30, sous le pont des Amériques haut de 61 mètres.
Nous continuons notre route lentement en voyant les gratte-ciels de Panama à l’horizon. Avant d’arriver à Panama, le bateau stoppe sa progression, un bateau s’approche et accoste le long du ponton mis en place par le personnel de bord. Nous accueillons les naufragés de la veille restés bloqués à Puerto Limon et arrivés plus tôt par avion à Panama. Ils doivent être contents, car nous les entendons applaudir et crier de joie lors des opérations d’amarrage.
Le bateau repart cette fois au complet et nous longeons la ville de Panama en admirant au loin ses grands bâtiments et rejoignons enfin l’océan Pacific.
Ce soir c’est la nuit blanche sur le bateau, nous déclinons le spectacle de concert classique, et assistons à une démonstration de sculpture sur glace qui fait apparaître un visage d’indien.
Les prochaines journées seront consacrées à rejoindre Puerto Vallarta que nous atteindrons mercredi 7 octobre.

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Jour 19 Escale à Puerto Limon au Costa Rica

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Toute la journée d’hier, passée en navigation, nous n’avons pas eu internet, et vers 17h15 locale lorsque celui-ci est revenu, tout le monde s’est connecté, inutile de vous dire que cela a ramé à mort…Aux premières lueurs du jour de ce 2 Octobre 2015, nous commençons à voir les côtes du Costa Rica. Vers 7h00 nous passons à côté de la petite île d’Uvita, et entrons dans le port de Puerto Limon. Ce port est en réalité plus un port de commerce qu’un port touristique, et c’est vers 7h45 que nous prenons place dans le Bus N°3, garé au milieu des conteneurs, pour notre départ vers le parc national de Tortuguero. Après 20mn de route, nous arrivons à Moin Pier, le centre d’accueil touristique où sont amarrés les bateaux qui sillonnent les canaux du sud-est au nord-ouest. Nous montons à bord d’une embarcation à fond plat, pouvant accueillir une trentaine de personnes, équipée de deux moteurs hors-bord. A peine quelques mètres effectués au milieu de cette végétation luxuriante, nous apercevons un Basilic ( et pas celle de St Pierre à Rome!!!), il s’agit d’une espèce de petit iguane, tout vert avec une grande queue.Au terme de cette balade de 2 heures sur les canaux pendant laquelle nous avons pu voir des iguanes, des paresseux, un singe araignée, un autre singe, des hérons, un raton laveur, furtivement un perroquet, des chauve-souris,et des papillons, une petite collation à base d’ananas et de pastèques nous attendait avec une bonne bière locale et un thé glacé.
Un rapide passage à la boutique de souvenir nous a permis d’acheter deux cartes postales, mais pas de timbre…
De retour au terminal portuaire, nous partons en quête d’un restaurant typique pour nous restaurer. Nous voyons pas mal de gargotes, mais celles-ci ne nous attirent pas car aucun menu n’est présent à l’extérieur. Au bout d’environ 45mn nous jetons notre dévolu sur le restaurant « Que Rico » situé sur l’avenue piétonne principale de Puerto Limon.
Nous commandons deux assiettes variées pour goûter à la cuisine locale. Nous découvrons donc un plat à base de ragoût d’agneau légèrement épicé, l’autre avec du jambon grillé. Les légumes étant des chips de banane, du riz, des haricots rouges, des poivrons et du chou rouge. Le tout arrosé de boisson sans alcool, ce restaurant n’ayant apparemment pas le droit d’en commercialiser. Nous trouvons très bon ce déjeuner.
Maintenant il est temps de trouver des timbres et une boite aux lettres, et l’affaire ne va pas être simple…Impossible de mettre la main sur la fameuse « Correos ». Dans un premier temps, nous sommes dirigés sur une petite boutique qui vend des timbres, mais la vendeuse nous dit qu’elle ne peut pas nous en fournir car celle-ci ne connait pas le tarif vers la France. C’est finalement à moins de 500 mètres du restaurant que nous trouvons la poste locale après avoir parcouru la ville dans tous les sens… Nous partons à la recherche d’une plage avec du sable pour notre collection. Les abords du port sont constitués de gros cailloux et pas le moindre grain de sable à proximité, nous nous dirigeons à pied vers une plage que j’avais repéré plus tôt lors des manœuvres d’accostage du bateau. La plage est pleine de bois mort et de détritus, mais nous parvenons quand même à remplir notre petite éprouvette avec un peu de sable propre et sec.
Sur le chemin du retour vers le bateau, nous passons par un petit marché, où les boutiques sont disposées de part et d’autre de petites venelles couvertes, puis achetons quelques souvenirs dans le marché du port.
Le tous à bord étant décrété à 17h00, vers 16h30, après avoir bu une petite Cerveca (une bibine!), nous rentrons au bateau.
Nous devions partir vers 17h30, mais à 18h00 le bateau est toujours à quai, les passerelles sont en place, il se passe quelque chose… Malgré tout le bateau quitte le quai 30 mn plus tard sans avoir embarqué plus personne…
Nous apprendrons le lendemain que le bus d’une excursion organisée par Costa Croisière était bloqué par un accident, le passage de Panama ne pouvant être reporté, le bateau est parti sans eux. Pris en charge par un représentant de Costa, nous les récupérerons le lendemain à Panama à la sortie du canal.
Contrairement à l’habitude, ce soir nous repoussons nos horloges d’une heure, nous n’avons plus que 7h00 de décalage avec la France…

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Jour 17 Escale à Cartagena en Colombie

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Nous sommes le mercredi 30 septembre 2015, et pour ce 17ème jour de croisière autour du monde, une escale à Carthagène est prévue. La navigation de nuit, par temps calme, nous amène près des côtes de Punta Chengue vers 01h30, puis à l’embouchure du port de Barranquilla situé à 6 miles nautiques au Nord-Ouest de Punta Faro. Il était prévu d’être en vue des lumières de Carthagène vers 6h00, mais des courants contraires, d’après le commandant du Luminosa, ont ralenti notre navigation, et c’est seulement vers 7h30 que nous embarquons le pilote du port et que nous distinguons les gratte-ciels se découper à l’horizon. Il nous faudra patienter encore 2 heures avant l’amarrage complet du navire à quai. Le rendez-vous pour l’excursion gratuite de la visite de Carthagène est prévu à 9h45 et c’est tranquillement que nous nous préparons pour cette nouvelle étape.Nous nous apercevons que nos tickets pour la participation à cette excursion ne nous ont pas été fournis, nous descendons donc à l’accueil, et nous sommes dirigés vers le point de rassemblement « Théatre Phoenix » pont 2, pour éclaircir l’affaire! Nous apprenons que le départ pour l’excursion est reporté à 10h30, et qu’il nous faudra patienter jusque là pour savoir s’il reste de la place…
Vers 10h30, nous obtenons le pass pour rejoindre le bus N°22, effectivement celui-ci est à moitié plein, et ce n’est pas plus mal, plus un groupe est petit, meilleure est la visite. Notre guide francophone Fernando, nous présente le quartier de Las Bovedas, un ancien donjon et entrepôt, où des artisans locaux exposent leurs productions. En réalité, nous doutons que cet artisanat soit essentiellement local, de plus les tarifs pratiqués sont prohibitifs. Bref le piège à touristes a éviter à tout prix! De toute façon, la visite s’engage au pas de course, nous n’avions que 15 minutes pour faire des emplettes, et nous remontons dans le bus direction le palais de l’inquisition. La suite de l’excursion se déroule à pied, après le palais de l’Inquisition qui abritait autrefois le tribunal de la Sainte Inquisition avec ses cellules et chambres de torture, nous continuons dans les petites ruelles pavées et sur les places de la ville fortifiée jusqu’au majestueux sanctuaire San Pedro Claver, le Saint Patron des esclaves. Nous passons ensuite au musée de la marine, pour découvrir l’histoire militaire de Carthagène, et assistons à un spectacle folklorique avec chants et danses un peu bruyant à notre goût. La distribution d’une petite bouteille d’eau minérale est la bienvenue, car la chaleur est écrasante.
Avec toutes ces visites, notre estomac commence à crier famine, et c’est avec satisfaction que notre visite se poursuit dans le centre commercial Pierino Gallo, nous en profitons pour passer rapidement chez Subway consommer un sandwich à la mode Colombienne… Pas le temps de faire mieux!
La plage étant toute proche, on y cours vite fait, pour recueillir un petit peu de sable, comme nous le faisons à chaque escale pour notre collection. Mais le temps passe très vite, tout le monde nous attend avec impatience dans le bus, et nous sommes accueillis en héros par une nuée d’applaudissement!
L’étape suivante est la célèbre forteresse de San Felipe, le plus grand ouvrage militaire espagnol d’Amérique du sud situé sur la colline San Lazaro. Ce fort possède des souterrains et une vue magnifique à 360° sur la ville et ses alentours.
Vers 15h00 nous sommes de retour au bateau, mais nous décidons de ne pas monter à bord mais plutôt de prendre la navette gratuite pour le duty-free à l’entrée du port, et acheter quelques souvenirs, envoyer des cartes postales, et prendre un rafraîchissement. L’entrée du bâtiment donne sur un magnifique parc zoologique dont l’accès est gratuit. Nous y observons des flamants roses, des paons, des lapins, des perroquets, des rapaces, un espèce de cerf, et un écureuil venant se désaltérer en vitesse dans une fontaine, et tout ce petit monde là en liberté!.
Vers 17h30 nous rentrons à bord content de notre escale à Carthagène. Ce soir il n’y aura pas de spectacle, et c’est vers 20h00 que les amarres sont larguées pour Puerto Limon au Costa Rica que nous atteindrons dans 2 jours.

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Jour 16 Escale à Aruba

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Nous avons navigué pendant la journée du 28 septembre direction Ouest, avec un passage au nord des îles de Los Testigos, de l’archipel Los Hermanos, de l’île Blanquilla, de La Orchila, de l’archipel de Los Roques, des îles de Aves et vers 23h50 nous sommes passés à proximité des îles du Bonaire en apercevant le phare de la pointe de Ceru Bentana à 15 miles nautiques sur la gauche. Pendant la nuit, nous avons longé les côtes de Curaçao. Seule anecdote a souligner pendant cette journée de navigation, à se prélasser et se reposer entre piscine et informatique, nous avons fait sauter la banque du Casino en gagnant l’impressionnante somme de 14€30! Nous avons fêté cette énorme plus-value en nous offrant le restaurant Club-Luminosa! En fin de compte, on a tout dépensé plus que nos gains, mais nous avons passé une très bonne soirée…A 02h50 nous avons passé le phare de Noordpunt sur l’île de Curaçao, et vers 5h00 nous étions en vue des lumières d’Aruba. A 6h00 le bateau Pilote dépose le pilote à bord, et nous entamons notre entrée dans le port, où nous accostons vers 06h30 au port d’Oranjestad. Comme depuis notre départ pour ce tour du monde, le temps est ensoleillé, la température à 7h00 avoisine déjà les 30°.
Au programme de la journée, l’excursion Costa Croisière « Sur Terre et sur Mer », le rassemblement est prévu à 7h30 au grand Bar Electtra, pont 2 Zaffiro, et nous avalons vite fait notre petit déjeuner au buffet du 9ème étage. Nous rejoignons le bus N°9 qui nous est attribué, et prenons la route pour California Lighthouse. Le paysage est aride, parsemé de cactus géants, et les arbres ont la particularité d’avoir le feuillage tous du même coté, car le vent souffle toujours dans la même direction. Arrivés à Casi Bari, une formation de diorites, nous descendons du bus pour découvrir ces amas de roche rappelant un peu les formations rocheuses de Fontainebleau, mais dans un cadre désertique. Après quelques photos, et notamment celle d’un iguane planqué dans un cactus, nous remontons dans le bus en direction de Natural Bridge, le plus grand pont naturel des Caraïbes. L’endroit est spectaculaire par sa vue unique de l’océan, mais aussi car il y a des milliers de petits entassements de cailloux, délicatement superposés. Nous n’avons pas su la signification d’un tel rituel, mais nous avons nous aussi fait notre petit monticule, une photo a été faite avec un point GPS au cas si nous revenions à l’avenir! Nous retraversons l’île et rejoignons l’embarcadère ou nous attend la navette qui nous amène au Seaworld Explorer 14, un bateau dont la coque aménagée sous la surface de l’eau nous permet d’observer les fonds marins. Nous passons environ une heure au dessus de l’épave de l’Antilla, navire coulé de 120 mètres de long, a observer la faune marine. La visibilité n’est pas très bonne, car il y a de nombreux plongeurs, et les photos ne sont pas de bonne qualité car l’eau est trouble, mais nous voyons quand même de nombreux poissons, et distinguons l’épave engloutie. Sur le chemin du retour vers le navire, nous passons voir le phare California.
Histoire d’égayer nos apéritifs clandestins, nous achetons au duty-free du terminal de croisière 6 petits verres décorés au icônes d’Aruba, nous pourrons ainsi trinquer avec les souvenirs de cette île particulière.
A 12h30 « Le tous à bord » est en vigueur et le bateau appareille vers 13h en prenant la direction de Cartagena en Colombie. Pendant la navigation dans l’après midi, nous distinguons sur bâbord les côtes du Venezuela, puis les côte de la Colombie et peu après 20h00 nous voyons clignoter les lumières du phare de Cabo de la Vela.
Le soir nous assistons au spectacle « Nuit du Paraguay » avec le groupe « Los Paraguayos », qui nous propose de la musique sud américaine agrémentée de danses folkloriques.
Nous reculons encore d’une heure, nous avons désormais 7 heures de décalage, quand il est 20h00 sur le bateau, il est 3h00 du matin en France.

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Jour 14 Escale à la Grenade

Vue sur la ville de St Georges
Vue sur la ville de St Georges

Nous sommes le dimanche 27 septembre 2015 et cette nuit la mer est belle, la chaleur des caraïbes nous berce, et le bateau avance à petite allure. Il faut dire que nous n’avons que 240 kms à parcourir soit environ 130 miles nautiques pendant la nuit, et le bateau a prévu d’arriver vers 7h du matin. Vers 5h00 nous distinguons les lumières de la partie nord et entamons notre entrée dans le port vers 6h30, le pilote nous ayant rejoint. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, « le pilote », c’est la personne chargée par le port de destination de guider le navire jusqu’au quai d’accostage ou bien l’aider à en sortir. Celui-ci nous rejoint donc à bord, à l’aide d’une petite embarcation avec l’inscription « Pilote », et prend le commandement de navigation du paquebot pour exécuter la manœuvre en toute sécurité. Bien souvent, quand la manœuvre est plus ardue, un remorqueur suit la progression du bateau, prêt à intervenir en cas de panne, ou de situation délicate. A 7h00 comme convenu les amarres sont lancées aux dockers qui nous attendent et le navire est rapidement arrimé à son quai, les deux passerelles permettant aux passagers de débarquer sont installées, et vers 7h30 les premiers croisiéristes débarquent à Saint Georges. Saint Georges qui est la capitale de la Grenade, est située aux pieds des versants volcaniques de l’île et ces maisons colorées aux toits rouges offrent un cadre spectaculaire. L’intérieur montagneux de l’île protège des vallées fertiles, et les côtes cachent de nombreuses anses et criques abritant de magnifiques plages de sable blanc bordées de palmiers.
Rendez-vous est donné à 8h45 au Piano-bar Antares au pont 2 « Zaffiro » du Navire pour l’attribution des numéros de bus des différentes excursions organisées par le bateau. A 9 heures, nous montons à bord du bus N°23 pour cette journée complète « L’île aux épices » qui doit nous faire découvrir la culture et l’activité économique de l’île basée pour la production d’épices, de Cacao et de Rhum.
Nous partons visiter la côte ouest, avec ses petits villages de pêcheurs et ses plages qui s’étirent en longs rubans tantôt coralliens, tantôt volcaniques, jusqu’à la vieille plantation de Cacao Douglaston Estate crée en 1700. Puis direction Gouyave, où nous attend la visite de l’usine de noix de muscade, où celles-ci sont transformées en sirops, huiles essentielles, huiles de massages, paillis de jardins, rouges à lèvres et vernis à ongles. Ils y fabriquent même un spray qui aurait des vertus anti-douleurs.
La prochaine étape est la ville de Sauteur située au nord de l’île, la route est très sinueuse et pentue, le bus a du mal à monter, et à chaque rétrogradations un bruit inquiétant se fait entendre! Nous arrivons quand même au pied de la rue menant à l’église de Sauteur, plus que 200 mètres à parcourir, mais nous n’irons pas plus loin, dans un dernier râle métallique, le moteur rend l’âme, il faut bien se rendre à l’évidence, nous n’irons pas plus loin avec lui!.
Mais nous n’allons quand même pas rater notre visite de Sauteur, nous laissons le chauffeur à son triste sort, et parcourrons les derniers 200 mètres à pied. Là haut, nous tombons sur une superbe église, et sa magnifique vue sur les îles au nord de la grenade, nous traversons un ancien petit cimetière où se trouve le mémorial des indiens caribes qui se sont suicidés en sautant de la falaise pour échapper aux soldats français plutôt que de se faire capturer.
Nous redescendons prendre des nouvelles de notre bus, et elle ne sont pas bonnes! Le chauffeur nous confirme ce que nous nous doutions déjà; le moteur est mort (paix à son âme)! Mais les secours ont été prévenu, et un représentant de Costa qui était dans un autre bus nous rejoint pour nous assister… un bus avec des croisiéristes d’une autre nationalité, doit déposer à la distillerie de Rhum ses passagers et doit revenir nous rechercher et nous déposer à la dite distillerie, cela laissera en théorie le temps au nouveau bus de venir de Saint Georges et nous pourrons continuer la visite… Nous nous mettons en quête d’ombre et de fraîcheur car la chaleur devient écrasante. Je pars en éclaireur pour voir s’il n’y aurait pas un petit troquet d’ouvert, histoire de rafraîchir nos gosiers desséchés, mais c’est dimanche, et le dimanche ici, tout est fermé, nous nous contenterons donc de notre petite bouteille d’eau tiède. Après une demi heure à attendre, le bus qui revient de la distillerie arrive en trombe dans le village. Nous sommes heureux de le voir arriver en nous disant que dans quelques minutes nous pourrons déguster un bon rhum en guise d’apéritif. Mais le guide et l’accompagnateur de Costa ont fait leurs calculs! Cela va être impossible que le nouveau bus nous rejoigne aussi rapidement, et un seul bus ne peut pas véhiculer les deux groupes dans les temps impartis. Il est donc décidé que nous sauterons l’étape de la distillerie, et que nous nous rendrons directement au restaurant, la distillerie sera visitée dans l’après midi. Nous nous installons dans le bus,celui-ci est plus petit et les strapontins sont mis en service, on peut dire que nous sommes les uns sur les autres. Une demi heure plus tard nous sommes contents d’arriver au restaurant où nous dégustons un plat de poisson accompagné à la créole de bananes, patates et purée de pois, un gâteau au chocolat, fait maison, couronnant le déjeuner.
Le nouveau bus est arrivé pendant que nous mangions et s’est au pas de course que nous partons visiter la distillerie de Rhum encore en activité. Nous repartons à travers la forêt tropicale faire un arrêt au parc national de Grand Étang. Sur le chemin du retour, nous passons par l’ancien aéroport où gisent encore de vieilles carcasses d’avions cubains. A 17h15 nous sommes de retour au bateau, content de retrouver notre cabine pour bénéficier d’une bonne douche rafraîchissante. Ce soir nous n’irons pas au spectacle « Steel Dand », mais nous pourrons quand même le voir sur la télévision de la cabine en différé, car chaque spectacle est enregistré et rediffusé le lendemain.

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Jour 13 Escale à Sainte Lucie

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Pendant la nuit nous avons navigué à 15 miles nautiques à l’ouest de l’île de la Dominique, nous sommes passés à gauche de la pointe du Diamant vers 5 heures, et avons accosté vers 8 heures au port de Castries à l’île de Sainte Lucie.
Les premiers habitants de cette île sont arrivés vers l’an 200 à bord de leurs pirogues. Christophe Colomb s’y est arrêté vers 1502.
Ce matin après avoir pris notre petit déjeuner à 7 heures, vers 8h15 nous partons pour l’excursion « Ste Lucie par voie de terre et de mer ». Nous passons par « Cul de Sac », visitons la Soufrière « Sulphur Springs », explorons un très beau jardin botanique, et découvrons les principes de la fabrication du Cacao et de la transformation des noix de coco. Nous dégustons un excellent déjeuner typiquement créole à base de poisson et de poulet cuit avec de la banane. Nous en profitons pour acheter une petite bouteille de rhum aux épices de fabrication artisanale (grenadine, miel, Rhum à 85°, gingembre, cannelle, bois bandé, vanille etc…). Cette bouteille finira comme les autres dans le frigo de notre mini-bar de cabine pour agrémenter nos apéritifs clandestins!
L’après midi, nous montons à bord d’un catamaran et découvrons la côte accidentée et bordée de magnifiques plages paradisiaques. Nous jetons l’ancre à Anse Cochon, et profitons d’une eau cristalline à 29°, la vue est époustouflante!
Vers 16h15 le bateau, qui a longé la côte jusqu’au port, nous dépose près du Luminosa et nous décidons de profiter de la dernière heure pour déambuler dans la ville et rapporter des souvenirs. Mais le temps passe vite et vers 17h15 nous rentrons à bord, le « tous à bord » étant prévu à 17h30 « dernier carat »!
A 18h45, petit apéritif en cabine où nous partageons notre fameux rhum épicé (et oui, lui aussi a réussi a passer le contrôle du bateau!).
Le soir nous assistons au spectacle « Comédie Surréaliste » au théâtre du bateau.

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