Jour 81 2ème et dernier jour d’escale à Mumbai (Bombay): Incredible India!

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Je commencerais le résumé de cette journée du 3 décembre 2015 par le slogan très justement utilisée par l’office du tourisme indien: Incredible India! Aujourd’hui, dernier jour d’escale à Mumbay pour cette croisière autour du monde, nous découvrirons ce qu’il y a de plus mystérieux en Inde avec les « grottes d’Éléphanta », mais aussi ce qu’il y a de plus triste en parcourant quelques uns des plus pauvres quartiers de Bombai.

A 7h40, nous empruntons l’ascenseur panoramique pour retrouver Jocelyne et Alain à l’Atrium et environ 30 minutes plus tard, nous longeons la base navale et le quartier général de la police pour rejoindre la porte de l’inde. Nous ne pouvons pas entrer sur le parvis car celui-ci est barricadé pour les festivités navales en cours, nous faisons donc quelques photos de loin.

Nous nous renseignons pour prendre un bateau et aller visiter des grottes sur l’île d’éléphanta, mais la première navette collective ne part pas avant 9h00, et après s’être renseigner, avec un couple de suisse participant à notre tour du monde et rencontré sur le quai, nous optons pour la privatisation d’un bateau pour la matinée moyennant la somme de 9000 roupies (soit environ 126€). Nous serons ainsi les premiers à débarquer sur l’île et surtout avant la déferlante de visiteurs faisant l’excursion Costa! Nous montons à bord du bateau en bois pouvant accueillir une bonne vingtaine de passagers, et nous sortons du port juste à côté de la porte de l’Inde, et du port militaire où nous pouvons observer les bâtiments militaires et le Costa Luminosa à quai.

Après une heure de navigation, nous accostons à l’île d’Éléphanta où Nitin C.Mali, un guide local, nous propose ses services en nous aidant à débarquer. Nous tombons d’accord pour la somme de 150 roupies par personne (environ 2€10) pour ses services et précieuses informations en anglais. Nous montons à bord du petit train (10 roupies / personne), qui nous débarque au pied d’un long escalier en pierre bordé de part et d’autre par les stands à souvenir que tiennent les habitants de l’île et protégé de la pluie par de grandes bâches en plastique bleu. Après un rapide stop payant aux toilettes du site archéologique (5 roupies), nous gravissons les 120 marches en espaliers en ignorant les sollicitations des vendeurs, nous aurons bien le temps à notre retour de nous occuper de nos achats.

Arrivés en haut, sous l’indifférence de deux singes qui se battent non loin de là, nous réglons les 250 roupies par visiteur (3€50) pour l’entrée sur le site. C’est vraiment génial, à part les gardiens nous sommes seuls, et le guide nous conduit à la première grotte. Notre accompagnateur nous montre les différentes fresques en nous expliquant les scènes sculptées dans la roche.

Nous reprenons de l’avance, car un grand groupe d’asiatiques vient de débarquer sur les lieux, et nous voulons pouvoir prendre des photos avec le minimum de personnes dans le champ de l’objectif. Il y a un puits dans l’une des cavités, et nous voyons furtivement une tortue nager à la surface de l’eau. A l’extérieur, des ouvriers sont à la tâche pour restaurer le site.

Nous passons de grotte en grotte en suivant les indications de notre guide qui sont parfois difficile à comprendre, car notre vocabulaire religieux est limité, en effet toutes les scène ont trait à Chiva et son histoire. Sur le sol nous trouvons une grosse araignée, heureusement celle-ci est morte et ne fera plus de mal à quiconque.

A 11h20, la visite des grottes est finie et nous faisons une petite pause bières et eaux rafraichissantes au café-restaurant « Chalukia » avant de redescendre, nous en aurons pour environ 405 roupies soit moins de 6€ au total.

Pendant la descente, nous faisons quelques emplettes souvenirs, il était temps car les « Costas » viennent d’envahir les lieux. Il y en a qui ont loué les services de porteurs à chaise pour monter voir les grottes. Les singes sont très présents et sautent de temps en temps sur les bâches tendues au dessus de nos têtes en faisant un grand bruit, d’autres font les poubelles.

Nous retournons à notre embarcation, une chèvre dort paisiblement sur le parapet d’un petit pont.

Le bateau part vers midi en direction du continent, autour de nous une multitude de mouettes virevoltent, attirées par la nourriture que jettent les hommes d’équipage.

Cinquante minutes plus tard, le bateau approche de la porte de l’inde, et nous débarquons à proximité.

Guidé par notre fidèle application gps hors connexion « map.me », nous partons pour le « Chor Bazaar », le bazar aux voleurs en passant par la rue principale « Mahatma Gandhi road », et coupant à travers les quartiers pauvres et commerçants du centre ville. il y a des beaucoup de chiens et de vaches en pleine ville, et cela est très impressionnant.

Nous quittons une des artères principale à la recherche d’un restaurant, cela va être compliqué car il y a surtout des vendeurs de nourriture ambulants, loin des règles sanitaires occidentales. Les rues grouillent de monde et nous croisons de nombreuses charrettes bourrées tirées par un ou deux hommes. Apparemment ici, tout se fait à la main et à la force de ses jambes car nous voyons très peu de camion de livraison. Les petit stands de vente de fruits et légumes que nous croisons sont tous joliment arrangés.

A 14h00 nous trouvons enfin un restaurant qui sert des sandwichs, le « Krishna Murari », nous avons la vue sur la cuisine, cela à l’air propre alors nous entrons dans la salle. Nous sommes dirigés au premier étage, il y a la climatisation, cela fait du bien car la chaleur extérieure est écrasante. Depuis notre place, nous pouvons voir le chef en contrebas s’affairer à ses fourneaux. Nous optons pour deux sandwichs chauds à base de fromage et de légumes, et deux autres avec de l’omelette. Nous ferons couler cela avec une bonne bouteille d’eau fraîche. Ces casse-croutes sont délicieux et pas trop épicés, nous n’en laisserons pas une miette. Nous ressortons repus trente cinq minutes plus tard après avoir réglé les 505 roupies que l’on nous réclamait, soit environ sept euros pour toute l’addition.

Nous nous enfonçons de plus en plus dans la ville, en passant par des rue entièrement consacrées à certains métiers, comme la vente  des métaux, la dinanderie, la plomberie ou bien la nourriture. Dans la rue des familles entières dorment en plein jour à même le trottoir, et les chèvres sont en liberté.

Nous atteignons le cœur du bazar avec ses petit commerces de tout et de rien, cela va du moteur électrique aux vieux instruments de musique en passant par les morceaux de mobylette et les pneus, il y en a partout!

Nous rebroussons chemin en passant par le quartier musulman et un grand marché couvert avec les traditionnelles bâches en plastique bleu, puis c’est le tour du quartier aux légumes et celui de la viande. La viande est disposée sur les étales à l’extérieur en pleine chaleur, les mouches s’en donnent à cœur joie.

Nous tombons sans l’avoir fait exprès sur la poste, nous en profitons pour affranchir et expédier nos cartes postales. Un peu plus loin nous montons voir un souk chinois grâce à un petit ascenseur avec des portes en accordéon, mais la plupart des commerces ont mis la clefs sous la porte. Nous prenons quelques photos du quartier depuis la coursive extérieure et nous ressortons aussi vite que nous sommes entrés. Dans la rue il y a un énorme embouteillage, et un brouhaha de klaxon incessant.

Nous  nous rapprochons peu à peu de la base navale, en passant à coté d’un bidon ville et sur le trottoir, nous voyons quelques personnes allongées, certaines probablement en train de mourir, un chien nous prend en amitié et nous tient compagnie en nous suivant. Nous nous arrêtons à une petite échoppe et nous achetons deux cannettes de bière que nous boirons discrètement en chemin, avant de rejoindre vers 17h30 le poste de garde de l’accès aux quais.

Dans le terminal de transit nous parcourons les petites boutiques d’artisanat et le magasin duty-free où nous troquerons nos dernières roupies contre du thé. Le bateau quitte son quai vers 21h00 et prend la direction de Dubaï. Nous serons en navigation les deux prochains jours.

Suite du compte rendu de notre croisière tour du monde

À propos de Hervé

Couple 45/50 ans A participé au tour du monde avec le Costa Luminosa en Septembre 2015 au départ de Savone.
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